Exile: photos et mots décalés à 2 voix

04 avril 2011

Pas pu résister à l'appel de Zadig & Voltaire

 

Claude_B_ant_B

 

Compilons dans la joie les fourmis à la révolte microscopique.

Extension du domaine de la Matmut

La possibilité d'une île flottante

La carte d'or et le territoire

Les malheurs de Sanofi

L'élégance du Ericsson

Le monde selon Gap

Du côté de chez Swatch

Le crime de l'American Express

Ainsi parlait Zara

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02 janvier 2011

extrêmement

 

4_01_2011

 

                         Armé d’une dose massive de paranoïa et d’un poil de critique marxiste, je chemine, cahin-caha,  dans l’impasse post-moderne, et néanmoins mal pavée, traçant les limites eschatologiques quoiqu’insensées de mon quotidien.

Ce dernier nauséabond, sourd au bord de mes lèvres et me contentant finalement d’un mutisme persévérant, issu d’une éducation rigoureuse, hiver comme été : je spectatise.

Affolé par le pouvoir extravagant des technologies, je me jette sur tout ce qui brille, rétro-éclaire, clignote, tel un Monsieur Hulot désemparé par une doxa brouillonne et intempestive : vas-y mon gars, achète c’est de la bonne…

Manipulant mes outils interactifs, tel le camarade Néanderthal polissant son biface, scotché sur le pli de l’interface, je répands mes neurones appelés à disparaître, aussi rapidement que mes spermatozoïdes, dans des activités chronophages, activités sacrées comme tout ce qui nait du Progrès, sous le nom ô combien valorisant d’individualisme, puisque la messe fut dite, entendis-je ici et là, paravent pour attardés prépubères du bulbe, plus connu sous le terme de pure manifestation d’égotisme, qu’un Carl Schmitt n’aurait pas renié : ami donc ennemi, j’aime donc je n’aime pas, aboutissant ainsi au rejet total de l’Autre, désagrégeant les fondements même de la Polis.

Je, nous voici définitivement rivés aux périphéries d’écrans dans une fascination impuissante, régression infantile, dans une incapacité à produire autre chose que ce que produit un enfant : des excréments…

Amen

 

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04 décembre 2010

Compte de Noël

En plein mois de l'Avent, l'espoir jaillit d'où on ne comptait plus, éclairant les fêtes prochaines d'une divine et réconfortante lumière.

Lilly et Franny, la mère et la fille, soutenues par leurs avocats, se sont rapprochées et veulent se tourner vers l'avenir après un conflit qui a perturbé leur vie familiale.

Les dispositions, personnelles et confidentielles,  de l'accord sont source d'espérance. Cette entente leur fait enfin retrouver l'harmonie familiale.  Lilly et Franny, comme elles l'espéraient, sont convenues de mettre fin à toute polémique. Elles se réjouissent de se retrouver, même s'il a fallu trois ans de contentieux judiciaires pour arriver à cette fin heureuse. Franny retrouve sa mère libre de toute entrave, ce qu'elle a toujours souhaité.

A pu de pousuites non plus contre l'artiste Italo-Maria, qui renonce de son côté à se plaindre de son sort. J'ai du mal à retenir une larme, j'te jure.

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fléau

9_12_2010

D'abord, le grand fléau qui nous rend tous malades,
Le seigneur Journalisme et ses pantalonnades ;
Ce droit quotidien qu'un sot  a de berner
Trois ou quatre milliers de sots, à déjeuner ;
Le règne du papier, l'abus de l'écriture,
Qui d'un plat feuilleton fait une dictature, (...)
Ensuite un mal profond, la croyance envolée,
La prière inquiète, errante et désolée ;
Et, pour qui joint les mains, pour qui lève les yeux,
Une croix en poussière et le désert aux cieux ;
Ensuite, un mal honteux, le bruit de la monnaie,
La jouissance brute, et qui doit être vraie,
La mangeaille, le vin, l'égoïsme hébété,
Qui se berce en ronflant dans sa brutalité (...)

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03 novembre 2010

pictures at an exhibition

1_11_2010

              A Lascaux, on peint sur les parois. Dans l'obscurité. On imagine les sources de lumière vacillante, comme on cache un secret. On inscrit là, sur la roche nue, sa peur. La terreur de ne plus faire partie de ce monde, de disparaître. On y peint la vie, on la magnifie, on l'assigne. On a tellement peur qu'elle s'échappe, qu'elle s'échappe de ces mains qu'on dessine pour retenir ces grands animaux.
A New-York, Jean-Michel Basquiat peint sur les murs, sur des feuilles de papier arrachées dans l'urgence. Comme on cache un secret. Il inscrit là sur des cloisons d'appartement, sur des volets clos, dans l'obscurité, sa peur de faire partie de ce monde. Un monde post-industriel, oppressant de machines fatiguées.
L'organique dissout dans la mécanique.
Jean-Michel Basquiat dessine de petits signes désespérés. Un crâne, une cheville, des signes humains, des signes de détresse.
Jean-Michel Basquiat rêve de Lascaux. De cet homme sorti des ténèbres. Pour une danse. Une. D'ombre et de lumière. Grattant les parois de ces ongles ras.
Les parois du vide.
Pour s'en lécher les doigts.
Grattant les parois, les corps enserrés face à l'éclat de la nuit. Face au désastre obscur. Grattant les parois pour échapper aux soutes des navires, aux wagons plombés, à toutes les cheminées enragées. S'extraire des ténèbres dans une course effrayante. Pour une trace, une empreinte, un cri... Hurler le corps est fait pour l'âme. Juste pour exister. Exister. Une fraction d'éternité.
Exister l'espace d'un trait de pinceau.

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28 octobre 2010

moins loin

33_10_2010

-Ah ! L’humour british, c’est quelque chose…

-Qu’est-ce tu dis mon doudou ?

-C’est la belle-sœur de Tony Blair qui se convertit à l’Islam…

-…

-Elle a fait une expérience mystique… C’est dans le Monde. Puis y a un autre altéré des neurones qu’ a rencontré dieu. Pourvu que ça m’arrive pas…

-Ah ?...

-…

-A quoi i’ ressemble dieu ?...

-Ben chez les muslims, il est grand et miséricordieux… I’ reste du Graves ?...

-Qu’est-ce tu dis ?...

-Nan, rien, j’vais me servir… Puis chez les autres, i’doit être moins grand et blanc avec une petite quéquette.

-Une quoi ?...

-Ben la dernière fois que je l’ai vu, il était accroché au plafond de la Chapelle Sixtine avec une barbe.

-Et on voit sa quéquette ?...

-Non, celle d’Adam ! Mais comme il a créé l’homme à son image, j’en déduis qu’il a une petite quéquette…

-Tu m’emmèneras ?

-Ouais… Mais c’est chiant faut faire la queue…

-Ca me fait pas peur…

-Ouais…

-Songer à un carré de linge blanc, avec un rayon de soleil qui tombe dessus, est une nostalgie d’enfant, qu’il écrivait René Char… Ca sent bon ? C’est quoi ?

-Ben du pounti, mais j’ai mis moins de pruneaux…

-Cool…

-…

-I’reste du Graves ?...

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26 septembre 2010

histoire sans paroles

37_09_2010

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36_09_2010

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35_09_2010

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34_09_2010

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33_09_2010

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32_09_2010

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31_09_2010

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30_09_2010

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29_09_2010

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28_09_2010

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19 septembre 2010

rites d'automne

18_09_2010

Tandis que nous sombrons dans les chimères de l’harmonie, certain, en direct des rameurs manchots, amputé des quatre membres, surnage au milieu de ce beau merdier, traversant la Manche à la nage.

D’autres, à propos de manche, ligotés au fond d’une cave, devront choisir entre celui de la scie égoïne ou du couteau à équarrir pour se faire trancher le cou car c’est ainsi que le combat contre les occidentaux progresse comme nous le rappelle le Persan, tapi au milieu des enturbannés, avant d’aller serrer la louche à Dieudonné, le bien nommé.

D’aucuns en rajoutent une, de louche, par la bouche de Dhorasoo, expert ès football de son état, nous apprenant que l’inénarrable Domenech servait des buffets 100% hallal aux joueurs de l’équipe de France. C’est Brigitte Bardot qui n’est pas contente et menace de ne plus voter Sarkozy. Nan mais des fois…

A peine débarqué sur les côtes anglaises notre homme tronc, aurait-il pu lire sur certaines pancartes, comme signe de bienvenue au chef de l’église catholique, qui n’en peut mais assure le bon peuple de sa vigilance quant aux extravagances pédophilistiques de ses ouailles portant soutane, FUCK THE POPE.

Certes les sodomites encombrant le net sont légion, mais nous retiendrons le gendre Delarue venu présenter ses excuses quant à sa mauvaise habitude de fourrer son tarbouif dans des océans de poudre, à concurrence de 10000 euros par mois, lis-je ici et là, dans une irrésistible imitation de Françoise Sagan, autre aficionado (nada) de la Blanche-Neige.

Même Philippe Sollers, entre deux verres de whisky, peine à trouver le bon mot, lui aussi pris dans l’étau de l’immondialisation.

Nietzsche avait déjà diagnostiqué tout ceci. L’impossibilité de se faire à l’idée que des réponses parfaitement non nihilistes, positives, jouisseuses, peuvent être apportées à la crise du temps. Il faut donc s’attendre à un incessant surcroît de nihilisme, nous rappelle-t-il.

C’en était ma très modeste contribution.

Amen.

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11 septembre 2010

blouse

8_08_2010

Loin des senteurs délétères de l'immondialisation, je fréquente celle de la terre, des bouses et des burons...

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11/09/2010

11_09_2009BB

...

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08 septembre 2010

Oh, la belle rouge !

Amarante_B

Elles sont comme ça, il faudrait l'accepter enfin. Drôles, tendres, coquines à l'occasion, fragiles au fond, généreuses et fortes aussi, déterminées autant qu'hésitantes, paradoxales sans aucun doute, difficiles à suivre, sans parler de comprendre, intelligentes, brillantes parfois, mal dans leur peau de pêche, libres, insatisfaites, séductrices à 360°, ...

Si peu différentes de nous, à part un cornet à 2 boules et quelques ml d'hormones, et aussi notre exact contraire, ne fut-ce que pour exister. Mais on peut rire de tout in fine, tout au moins on le devrait.

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