12 novembre 2009
comment dire
Je fatigue ...
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11 novembre 2009
Adjuvant chef
Et oui, il faut le boire, ce calice purulent, on n'en a pas fini. N'anticipons point (les élections), le vide sidéral risquerait de succéder au grand cloaque.
Déjà l'introït semble bancal: "le devoir de réserve dû aux lauréats du prix Goncourt". Si on leur doit de la réserve, pourquoi s'agiter de la sorte ? La tournure travestit la vile intention. Passons.
Il s'agirait ensuite de respecter la cohésion nationale et l'image de notre pays. Pouffé-je, ou m'étranglé-je de rage mal contenue ?
La chose publique réincarnée se permet de subséquemment dicter la conduite et la manifestation des pensées de ses sujets, maniant lui-même la langue écrite avec la virtuosité d'un impétrant en école de commerce. Liberté d'expression ne rimerait donc pas avec liberté d'opinion, mais exemplarité et responsabilité bien mieux avec se la fermer. "Les artistes estiment avoir le droit de tout dire", regrette-t-on à la mairie du Raincy. (sic)
Comment ne pas comprendre et envier ceux qui peuvent se permettre de prendre le large au vent de ces mauvais relents.
"Ce sont des types redoutables, malfaisants. Mais finalement leur arrogance et leurs mensonges les ont rattrapés.", prophétise prématurément un personnage du dernier Philip Roth. Bonjour chez vous.
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10 novembre 2009
Diable !
J'ai bien suivi les réflexions de quelques amis sur l'internet, un rouleau compresseur de plus, un puits sans fond, un univers de trous noirs...
Mais là, un truc me fait bien marrer. Je lis: "A la suite de Barack Obama, les hommes ou partis politiques (français) s'emparent des réseaux sociaux pour en faire des outils militants (de propagande)." Manque de bol, parmi le fatras foutraque de la toile, il en est toujours pour démonter très rapidement les mensonges éhontés si courants dans la vraie vie de ces messieurs dames et plonger fissa ces braves politicards verreux dans leur fiente. On avait bien ri aux désirs d'avenir de la Royale, mais ce n'était que de la poudre aux yeux. L'épopée du Mur de Berlin n'a pas mis 24 heures à sentir le rance. J'y étais, si, si, j'y étais, je vous jure... Ah, le sympathique concert de couacs qui enfle ! Pas moyen de s'en sortir, les mains propres. Et que l'on rajoute une couche de menteries sur un apprêt de bobards et que l'on s'enlise, bien profond. Ah la belle solidarité des fourbes professionnels ! Service, volée, un poil plus réactif que dans la lucarne magique...
Certes le point de départ n'a que peu d'intérêt et la petite histoire ne changera rien à la grande. Mais bon, Obama a tout de même réussi à déloger Bush, et quoi qu'on en entende, il continue à ne pas prendre ses frères américains pour des abrutis, ce qui est courageux en soi. Continuez, lascars putrides, un jour on finira bien par avoir votre peau d'élus.
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09 novembre 2009
apaisé
Tout est calme, parfois, si calme... quelques instants avant l'apocalypse.
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08 novembre 2009
brin de folie
ou grain de folie revendiqué comme une particule de différenciation dans la masse des semblables. Same, same, but different tant on voudrait se démarquer de ce qui nous ressemble pour croire qu'on existe. Ce n'est pas un crime... juste une question de survie. Je ne suis pas (qu')un numéro !
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07 novembre 2009
non coupable
Hélas, l'attirance est souvent néfaste. L'Homme doit résister aux lumières de la ville, à l'appel du démon, à sa carte bleue, fût-elle dorée, à un dernier verre, à son enthousiasme professionnel, aux flatteries, à la paresse, au crédit, aux femelles en rut, aux petits enfants, à l'oppresseur, à la facilité, aux grands hommes, fussent-ils de petite taille, au temps outrageux, à l'exagération, à l'embolie comme à l'exhaustivité.
Oui, l'Ohm se doit de résister.
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et dix de chute
On s'est rachetés à nous-mêmes ce que l'on avait déjà. Sauf qu'on se retrouve avec une dette à rembourser. J'avais trouvé ça dans mon journal. C'est une ouvrière qui parle. Si, si, il en reste quelques specimen.
Cioran n'aurait pas fait mieux.
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06 novembre 2009
Chantal
Non, je n'ai pas oublié le Cantal. On oublie si peu de choses, sinon l'essentiel.
Plage déserte, bruit des cailloux crissants sous mes Nike Air™ à compensation de pronation, Chelsea burns © dans les écouteurs intra-auriculaires, fraîcheur de la brume matinale stoppée par le Gore-Tex®, breakfast au Laurent Périer, certaines journées de travail commencent bien.
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grain de sable
J'étais donc parti pour une série de grain de sel. On
allait voir ce qu'on allait voir. J'allais vous l'arracher moi la bonde
du bidet de l'angoisse existentielle et métaphysique de la modernité
post-structurale. J'allais vous en parler des réseaux et de la mobilité
de l'information. J'allais vous dire ce que j'en pense de la technique
qui fait l'homme.
Je
ne sais pas où j'allais mais j'y allais. Mais comme le dit si bien JC,
non pas celui-là, l'autre à Nadette : Les emmerdements, ça vole
toujours en escadrille.
C'était la nouvelle rubrique grain de sable.
Ici, les studios, à vous Cognac-Jay.
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05 novembre 2009
il parait que
la seule chose qu'on ait à faire quand on réalise qu'on se trompe, c'est d'avoir raison en cessant d'avoir tort.
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04 novembre 2009
oups
Hier, je postais un message avec un jeu de mots laborieusement pompé chez Lévi-Strauss. Il a dû passer sur le blog et ça l'a achevé. J'ai honte. Juré. J' recommence plus.
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03 novembre 2009
1°grain de sel
On ne m'a rien demandé mais je viens en rajouter une pincée, comme tout le monde finalement, participant au tsunami de la doxa encombrant tous les tuyaux de la planète. Je, Fox, rechigne à gloser sur la virtualité de sa présence face à l'effectivité de l'absence de son être-là, ou l'inverse si vous préférez, qui par ailleurs me coince également dans les conduits du gigantesque laboratoire de catastrophe générale qu'est la toile.
Certes le philosophe peut m'enseigner que rien n'est plus fascinant que la folie du monde et que paradoxalement, elle regorge de sagesse. Moi, perso, ça me fout les chocottes. Si les réseaux permettent de repousser les limites des territoires, le problème est qu'aux confins des choses, on trouve toujours un con pour vous boucher la vue.
Cette nouvelle posture polyphémique, ce triste tropisme (j' l'aime bien celle-là), consistant à se jeter sur son clavier pour bafouiller deux opinions de comptoir à la syntaxe douteuse pour faire du monde un réseau me font craindre le pire car, si vous me le permettez, peut-on faire des réseaux un monde ?
Je l'observe, ce monde, clignotant, bardé d'éphémères clichés, baignant dans l'aveuglante obscurité du quant à soi et parfois je ris tout seul, d'une couleur de fin d'automne...
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02 novembre 2009
flan
Je sais qu'un jour la vie me sourira, alors qu'il lui manquera des dents, me laissant accroire un léger embarras comme celui de m'autoriser à penser que je puisse concevoir une quelconque résistance sur ce champ de ruines, tel un flan fondant au milieu de sa crème déversée là par inadvertance.
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01 novembre 2009
une vache, du lait, un yaourt
Dans les yaourts, de nos jours, il y a des vrais morceaux de fruits dedans. Des vrais. C'est écrit sur l'emballage.
Avant, les morceaux de fruits, ils étaient vraisemblablement faux. Mais on pouvait pas le stipuler.
Des yaourts avec des faux morceaux de fruits, ça le fait pas.
Alors on dégustait nos yaourts comme des cons.
C'est pareil pour le cerveau aujourd'hui. Enfin, plus exactement, c'est le contraire. Mais c'est le même principe.
Jadis, dans le cerveau, il y avait de vrais morceaux de matière grise. A présent, les cerveaux, c'est des faux morceaux de matière grise à l'intérieur.
De vrais yaourts pour le coup.
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23 octobre 2009
ça déménage
journée porte ouverte ou bien journée de la jupe.
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20 octobre 2009
ma charentaise
J'aimais à l'enfiler en douce sans qu'elle s'en aperçoive.
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18 octobre 2009
cliques et claques
Il y a plein de feuilles mortes dans le jardin à peine hostile, mais le soleil transperce encore la maison de part en part.
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17 octobre 2009
sans rien
J'avais mis des couleurs à moi dans toutes les brèches. Un vrai capharnaüm telle la vie. J'observais ce qu'il reste du monde. La banquise fondra l'été dans quelques années. Je vais coller un post-it, tâcher de m'en souvenir. Puis nous méditerons sur cette brillante formule si symptomatique de la confusion des genres en politique de nos jours. Attention à la perte des repères et à la fin des interdits. Ca, c'est envoyé. Nous sommes si près de découvrir l'eau chaude, en cette fin de semaine.
Comme dirait Mathieu Amalric, dans je ne sais quel film : Peut-être que tout ne va pas si mal que ça. Le monde est seulement en train de rajeunir.
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sans fil
Les mots d'amour se transforment parfois en maux d'adieu, il ne faut pas des siècles pour cela. Les portes, restées ouvertes, ne laissent entrer qu'un vent frais et quelques feuilles mortes.
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16 octobre 2009
Go west
Grouillement de cloportes insalubres à tous les étages.
On me reproche ma fuite en avant. Certes.
What else, Georges ?
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