12 novembre 2009
comment dire
Je fatigue ...
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06 novembre 2009
grain de sable
J'étais donc parti pour une série de grain de sel. On
allait voir ce qu'on allait voir. J'allais vous l'arracher moi la bonde
du bidet de l'angoisse existentielle et métaphysique de la modernité
post-structurale. J'allais vous en parler des réseaux et de la mobilité
de l'information. J'allais vous dire ce que j'en pense de la technique
qui fait l'homme.
Je
ne sais pas où j'allais mais j'y allais. Mais comme le dit si bien JC,
non pas celui-là, l'autre à Nadette : Les emmerdements, ça vole
toujours en escadrille.
C'était la nouvelle rubrique grain de sable.
Ici, les studios, à vous Cognac-Jay.
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04 novembre 2009
oups
Hier, je postais un message avec un jeu de mots laborieusement pompé chez Lévi-Strauss. Il a dû passer sur le blog et ça l'a achevé. J'ai honte. Juré. J' recommence plus.
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03 novembre 2009
1°grain de sel
On ne m'a rien demandé mais je viens en rajouter une pincée, comme tout le monde finalement, participant au tsunami de la doxa encombrant tous les tuyaux de la planète. Je, Fox, rechigne à gloser sur la virtualité de sa présence face à l'effectivité de l'absence de son être-là, ou l'inverse si vous préférez, qui par ailleurs me coince également dans les conduits du gigantesque laboratoire de catastrophe générale qu'est la toile.
Certes le philosophe peut m'enseigner que rien n'est plus fascinant que la folie du monde et que paradoxalement, elle regorge de sagesse. Moi, perso, ça me fout les chocottes. Si les réseaux permettent de repousser les limites des territoires, le problème est qu'aux confins des choses, on trouve toujours un con pour vous boucher la vue.
Cette nouvelle posture polyphémique, ce triste tropisme (j' l'aime bien celle-là), consistant à se jeter sur son clavier pour bafouiller deux opinions de comptoir à la syntaxe douteuse pour faire du monde un réseau me font craindre le pire car, si vous me le permettez, peut-on faire des réseaux un monde ?
Je l'observe, ce monde, clignotant, bardé d'éphémères clichés, baignant dans l'aveuglante obscurité du quant à soi et parfois je ris tout seul, d'une couleur de fin d'automne...
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02 novembre 2009
flan
Je sais qu'un jour la vie me sourira, alors qu'il lui manquera des dents, me laissant accroire un léger embarras comme celui de m'autoriser à penser que je puisse concevoir une quelconque résistance sur ce champ de ruines, tel un flan fondant au milieu de sa crème déversée là par inadvertance.
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01 novembre 2009
une vache, du lait, un yaourt
Dans les yaourts, de nos jours, il y a des vrais morceaux de fruits dedans. Des vrais. C'est écrit sur l'emballage.
Avant, les morceaux de fruits, ils étaient vraisemblablement faux. Mais on pouvait pas le stipuler.
Des yaourts avec des faux morceaux de fruits, ça le fait pas.
Alors on dégustait nos yaourts comme des cons.
C'est pareil pour le cerveau aujourd'hui. Enfin, plus exactement, c'est le contraire. Mais c'est le même principe.
Jadis, dans le cerveau, il y avait de vrais morceaux de matière grise. A présent, les cerveaux, c'est des faux morceaux de matière grise à l'intérieur.
De vrais yaourts pour le coup.
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17 octobre 2009
sans rien
J'avais mis des couleurs à moi dans toutes les brèches. Un vrai capharnaüm telle la vie. J'observais ce qu'il reste du monde. La banquise fondra l'été dans quelques années. Je vais coller un post-it, tâcher de m'en souvenir. Puis nous méditerons sur cette brillante formule si symptomatique de la confusion des genres en politique de nos jours. Attention à la perte des repères et à la fin des interdits. Ca, c'est envoyé. Nous sommes si près de découvrir l'eau chaude, en cette fin de semaine.
Comme dirait Mathieu Amalric, dans je ne sais quel film : Peut-être que tout ne va pas si mal que ça. Le monde est seulement en train de rajeunir.
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13 octobre 2009
pont
Le lendemain soir, je passais sur le pont comme tous les lendemains soirs de la semaine. Ou bien je passais la semaine sous les ponts du soir quand le soleil se couchait le lendemain, je ne sais plus.
Face au ponant, les avions décollaient. Je n'attendais plus mon tour au fond de la boîte aux lettres.
La file rouge fourmillait vers l'océan. La blanche s'entassait à l'orée de la nuit. J'étais bien décidé à m'attarder sur cette passerelle...
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12 octobre 2009
haleine
Un jour, je n'étais pas grand mais suffisamment pour approcher mon visage du chèvre-feuille. Je crois savoir sentir toutes les odeurs, celles des courants d'air, la bêtise, la peur et les portes ouvertes.
Tous les murets regorgent de souvenirs d'enfance.
J'aurais bien aimé courir jusqu'à la baie. Dévaler la pente. Mais c'était défendu.
Alors je me suis retenu comme on écoute le vent sans rien laisser paraître.
C'est à perdre haleine que plus rien ne me retient sinon plonger ma figure entre les seins d'elle.
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03 octobre 2009
mineur
Hé ... même remarque que la précédente...
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