Exile: photos et mots décalés à 2 voix

EXILE Fox et Coyote devisent de mots et d'images, ébouriffés qu"ils sont devant toutes les beautés de la vie. Ah Ah Ah !!!

31 décembre 2009

bonnes agapes

19_12_2009

A 2010 !...

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30 décembre 2009

tranche de gens bons

7_12_2009

Hier, je me suis payé une toile avec Madame. Ca commençait mal quand j’ai voulu parquer mon char. Tain’, cette charmante municipalité a salopé le paysage urbain en plantant des parcmètres un peu partout. Joyeux Noël !
C’est une ville connue. C’est la crème. Inscrite dans les guides comme la capitale du cheval. De l’élégance hippologique m’encanaillerais-je lexicalement; foin de barbarie hippophagique ici ! que du gratin. Un château, un hippodrome… Rien que devant le cinéma, j’ai trouvé stationnées une Aston Martin derrière une Maserati. Ben ça coûte cher tout ça. Que des nécessiteux, donc taxes supplémentaires et coup double pour faire fuir l’éventuelle racaille égarée. Et à propos de garée, j’ai finalement trouvé une place gratuite. Point de radinerie dans mon comportement, mais le parking est limité à 2h15. Et le film que j’allais voir, c’est 2h40. C’est d’un pratique. La crème, vous dis-je. J’ai mis mon Berlingot, juste devant un autre Berlingot. Et puis, devant mon Berlingot, il y avait un arbre. C’est plus facile à retrouver parce que le brouillard persistait hier.
Puis, ça a continué à mal commencer. C’est un film qu’il faut savourer avec des lunettes espéciales. Bon, je sais, j’ai déjà des lunettes, c’est pas forcément pratique de rajouter des lunettes sur des lunettes, mais je ne me rends pas au ciné tous les jours, tant qu’à faire si je peux bénéficier de la totale… Ben non, point de lunettes… Point d’équipement idoine nous renseigne le quidam préposé à la distribution des billets…
Une fois pénétré dans le sanctuaire, le difficile choix de la place. Le problème est très vite résolu. Si entre deux rangées de fauteuils l’espace est similaire à celui de la classe éco sur Air France, je choisis le siège près de la travée, comme dans l’avion. C’est à cause de mes jambes. Elles sont un peu plus longues que la moyenne. Je ne m’en plains pas au demeurant, les inconvénients restant assez circonscrits, aux vols transatlantiques, surtout avec un voisin souffrant de surcharge pondérale, et aux nuitées dans les lodges du sous-continent indien. Le lit. Là, ça craint. Mais j’habite le Val d’Oise en général.
Dans le cas qui m’intéresse, la place semble suffisante pour accueillir ma carcasse vieillissante et le handicap de ses membres inférieurs. Donc hop, au milieu.  Et le bon peuple de s’installer alentours afin d’un partage œcuménique dans la communion cinématographique. Des jeunes. Pas de casquettes ici, pas de musulmans, pas d’Africains. Que de l’engeance pour Morano.  Des grands-parents et leurs petits-enfants. Là, déjà, carton rouge. 2h40 ? Ca va pas le faire.
A l’entrée, je veux dire juste au-dessus de la porte à double battants qui permet d’accéder à la salle et de s’entertainmenter, un panneau : Eteignez vos portables. Rappel pendant la récré mercantile de la réclame, et ben non : tous les mômes de jouer avec leurs portables, et des lumières bleutées qui parasitent toute tentative de concentration.
Le film commence. Là, le carton rouge est pour moi.
VF.
Princesse se retourne vers moi. Une seconde de trop.  Elle me fixe dans les yeux. C’est le désaveu. En général, quand ma mie me fixe ainsi, les mots suivent : je t’aime. Là, cette seconde supplémentaire muette, c’est la tasse.
Tain’ une VF… J’ai pas vérifié.
Ca commence et les mômes à droite et à gauche de consulter leurs portables !!!!  Alors que les premières images défilent depuis plusieurs minutes. Je les imagine devant les copies du Bac.
Le film, ça commence doucement. On dirait les Schtroumpfs dans le fabuleux jardin de Polly Pocket et ses cousins à la chasse aux champignons.
C’est un film américain, donc en premier lieu pour le public américain, la compréhension devant ainsi en  être facilitée, les bons sont en bleu, les méchants en kaki.
Puis, on se laisse doucement envahir autant que l’on puisse se concentrer parce que 2h40, tu parles d’un voyage. Alors on se lève pour aller aux toilettes, on ramène du pop-corn, on commente, on télécommente même, puisque les portables s’allument sporadiquement ici et là,  et Princesse de se raidir au fur et à mesure craignant que je ne me lève pour confisquer le matériel, additionnant le tout de quelques baffes. Et ben que nenni. Tout zen du début à la fin. Je dois avouer que j’ai une technique imparable pour rester impassible. Le Dolby Surround machin insupportable, la VF insupportable, je me colle des boules Quiès dans les oreilles. Efficacité garantie. Zen. Ca peut pas marcher avec tous les films. Un Pasolini ou un Moretti, ça va pas être possible. Et puis, je peux me concentrer sur le message, même avec une grève de l’acheminement, on peut pas passer à côté, soit ici le sentiment de la perte de la nature que nous commençons tous à partager plus ou moins confusément. Très confusément, dans le lieu qui nous occupe, parce que pour le recyclage des déchets de toutes sortes jonchant la salle à la fin, faudra repasser…
Finalement, ça s’est assez bien déroulé. Madame était contente et du film et de mon comportement.
Allez, à l’année prochaine…

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27 décembre 2009

et hop... joyeux noël

15_12_2009

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24 décembre 2009

peste of

14_12_2009


On aura vu Clint Eastwood filer les clés de sa Gran Torino à un jeune Hmong, une face de citron dixit l’atrabilaire – Shyam, si tu me lis… - le préférant à sa descendance de demeurés post-identitaires, alors que quelques jours auparavant un métis se déplaçant avec la grâce de Fred Astaire accédait au poste suprême outre-Atlantique, dans une maison blanche. Ca commençait plutôt bien. Je préfère la Ford Mustang quand même, une Fastback Mach 1 de 69 par exemple, voire une Shelby GT 500 de 67. C’était 2009.
Pas vu grand’chose de neuf à part ça, les vieux m’ayant régalés cette année. Lanzmann et son lièvre, Badiou et son Eloge de l’amour et Philippe Roth : Vous pensez que c’est vous qui faites advenir les choses, comme le fait croire la psychanalyse, mais c’est faux. Dans la vie, tout n’est qu’une question de chance : un matin vous tournez au coin de la rue et vous rencontrez la personne qui va gâcher les six prochaines années de votre vie. Si vous aviez été dans l’autre sens, vous auriez rencontré celle qui vous aurait rendu heureux. Sinon, j’ai continué à regarder des vieux films. Starman, un Carpenter de 1984. Je dois être le seul à le connaître avec Princesse, sur qui cette série B à un effet définitivement soporifique à chaque fois que je le mets. J’attends toujours le passage où Jeff Bridges réveille, ressuscite très exactement, le chevreuil mort ligoté sur le capot d’une tuture d’un chasseur bas du front (pléonasme). C’est ce qui manquait à Copenhague, un Starman qui aurait pu  consoler un Gordon Brown qui ne s’en est toujours pas remis : Nous ne devrions plus jamais laisser un accord mondial destiné à dessiner un avenir plus écologique être pris en otage par seulement une poignée de pays. Il n’ y a pas eu de miracle, Starman et le père Noël n’existent pas, pas plus que l’Europe dont le monde se bat la truffe, la démocratie pataugeant définitivement dans l’obscénité la plus répugnante, représentée en France par des Eric Besson ou des Brice Hortefeux, formidablement résumée par le titre d’un film belge : La merditude des choses, dont il faudra faire avec, encore et encore…

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20 décembre 2009

en descendant

11_12_2009

Je me souviens de ces matins en descendant chez Harry à l’heure du breakfast. Au milieu de la prairie, on entendait les rires d’enfants de l’école tibétaine. Les drapeaux claquaient, les prières filaient dans le vent au milieu des cerfs-volants s’échappant des murs d’enceinte. C’était le moment de fuir le tintamarre des singes dans le jardin de la maison de Pascal.
Je me souviens du riz au lait, du thé à la cardamome autour des tables en formica pendant qu’à l’extérieur le soleil s’occupait à prendre une position indélogeable pour une journée chaude et moite au-dessus de l’escalier aux 365 marches grimpant au stupa de Swayambunath. On retrouvait les habitués comme ce vieux baba, soliloquant avec quelque fantôme, ayant vraisemblablement tout perdu, ses dents, ses cheveux, deux, trois dizaines de kilos, des tonnes d’illusions et son passeport échangé contre je ne sais trop quoi sous forme de poudre.
Je me souviens d’autres matins, frissonnant sur la Honda aux poussifs 250 cm3, sillonnant à travers l’aube la route vers  Nagarkot, cherchant l’Everest à travers les nuées.
Je me souviens d’avoir vidé tant de verres de Rakshi avec Suman. Je me souviens des feuilles, que j’arrachais des plants de cannabis gros comme des bouleaux adultes, séchant sur le rebord de la fenêtre. Bom Shankar.
Je me souviens des virées en stop à Pokhara, échappant aux vipères d’eau du lac au pied des Annapurnas, des fêtes à Bakhtapur, du stupa de Bodnath, de Kathmandu et ses instants d’éternité.
Je me souviens du souffle chaud du vent, d’où surgissaient des éléphants si lentement, des gras, des maigres et des tout blancs, de la danse des taxis et des serpents, des yeux du Bouddha, des confettis de rire et des larmes d’enfants qu’on cache sous des gros turbans, jaune safran.
Je me souviens d’être monté jusqu’aux portes du chorten blanc, sans un regard en arrière, m’être appuyé près des moulins à prières, me dérobant pour un moment au souffle court du néant.

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16 décembre 2009

sans titre

8_12_2009

Certains des anges errent au bord du cercle, médiocres funambules, dont le centre s'affaisse comme le jour décline sous le poids d'une marée débondée, humaine et ventripotente. S'enfuir dit-elle. 

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13 décembre 2009

dans la tronche

6_12_2009

On avait flanqué une poignée d'étoiles, là, dans un coin de la nuit, dans un coin de banlieue, ces coins qu'on enfonce en cognant fort et si fort comme dans le noeud d'une souche, qu'invariablement vous ramassez un éclat en pleine tronche. Ces nuits comme on tire un trait, depuis si longtemps, entre néant et néant où le mensonge s'accouple au mensonge. Alors c'est l'heure où le monde s'assombrit encore un peu plus que la veille.
J'aurais aimé agir, c'est à dire tirer un fil de cette trame, mais une trame dont je n'ai rien tissée. Je cherche un truc qui dépasse dans cet océan où la pensée n'en finit plus de boire la tasse. Pour qu'il y eût un commencement, l'homme fut créé nous dit Saint-Augustin, tout le monde descend.
Ca doit être ça, en attendant la fin du commencement, entre deux non-événements, faut trouver un truc qui dépasse et s'y agripper fermement.

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09 décembre 2009

attente 4

1_12_2009

...

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08 décembre 2009

attente 3

155

Nan mais...

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attente 2

43_10_2009

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